Abolition de l’esclavage du 27 mai

Le 27 mai est le jour de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe.

Depuis le début du mois de mai, je prépare ma programmation et m’interroge sur la manière de prendre la parole ce jour-là. Pourquoi ? Je ne me sens pas qualifié/à l’aise pour en parler. Est-ce que c’est parce que je me sens encore blessé ? Est ce parce que je n’ai appris mon histoire que très tard ? Je ne sais pas.

Mais est-ce une raison pour me taire ce jour-là ? NON

J’ai appris les dates clés :
– la première abolition en février 1794
– le rétablissement de l’esclavage le 20 mai 1802
– le décret d’abolition signé le 4 mars 1848
– et ce jusqu’à la promulgation de l’abolition de l’esclavage, le 27 mai 1848

Je connais le courage d’Ignace et de Solitude.

Aujourd’hui (et tout au long de l’année), sur les réseaux je vais partager avec vous des informations sur l’abolition de l’esclavage, collecté par des personnes fiables.

Mais je ne vais pas vous faire la leçon.

Quand j’en parle autour de moi, je constate que le sentiment que j’ai exprimé plus haut est partagé par de nombreux compatriotes. Nous avons du mal à nous approprier ce jour, mais ça ne veut pas dire pour autant que nous soyons de « mauvais » guadeloupéens. Ce que ça signifie, c’est que nous avons besoin de faire plus corps avec notre histoire mentalement et sentimentalement.

Si e prends la parole aujourd’hui c’est pour remercier et encourager ceux qui font un excellent travail pour que l’on connaisse notre histoire. C’es aussi pour échanger autour de cette question avec vous :

Comment faire vivre notre histoire toute l’année et commémorer comme il se doit ?

C’est déjà en se posant des questions, en faisant des recherches. Ces questionnement sont de bons supports pour éveiller la flamme que Solitude et Ignace (et tous les autres) ont mis dans notre ADN.

Ne nous contentons pas de contenu pré-mâché, faisons nous notre propre idée !
Je vous laisse avec ce proverbe : Pa konnèt mové rasin a-y sé pwazon ou comme dirait Martin Luther King : Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.