LE PÈRE GUADELOUPÉEN : On ti mo bay

Lorsque tu décides d’assumer un rôle parental, tu fais du mieux que tu peux c’est vraiment le moins que l’on puisse dire. Afin de célébrer ce dépassement de soi, après la fête des femmes s’en suit la fête des hommes. J’aurais pu donner ma vision de celle-ci selon les observations des figures paternelles qui m’entourent, mwen ni onlo biten a di mais j’ai décidé de laisser carrément la parole aux personnes directement concernées. Alors, honneur aux hommes ! Je te laisse découvrir leurs opinions sur la paternité…

En quelques lignes, ces messieurs nous partage ci-après leur inspiration sur le thème du père Guadeloupéen. Pas simple cet exercice, tellement il y a des choses à dire ou des blocages selon ses expériences de vie. Ces freins d’expression sont peut-être le reflet de la perdition identitaire qui est une réalité locale. En effet, dans ces conditions, comment exprimer son avis sur la thématique de l’article si l’on peine déjà à définir le guadeloupéen lambda? #cestmonavis . En tout cas, je remercie infiniment ceux qui ont voulu et qui ont réussi à transmettre ces quelques mots sincères.

La parole aux hommes

 » Si apprendre que l’on va devenir père est une fierté , on n’en devient  pas forcement un  avec cette annonce. Devenir père  s’apprend tous les jours. Enfant  j’étais content  que mon père soit là pour m’emmener au judo au football, qu’il prépare le repas, qu’il m’aide à faire mes leçons mais jamais au grand jamais je n’aurais imaginé le travail que cela demande. Aujourd’hui je découvre ce métier je comprends mieux les fessées que j’ai reçu qui ont fait de moi un homme avec des valeurs, je découvre les courses du mercredi mais surtout le plus beau des cadeaux c’est la joie que je vois dans les yeux de mes enfants. » Laury, 37 ans.

 » Après réflexion, je me suis rendu compte que je ne savais pas trop quoi dire. Mais si je dois dire quelque chose, c’est qu’un papa est quand même nécessaire dans l’éducation d’un enfant car une maman ne peut pas tout faire et inculquer, et inversement. » Meddy, 20 ans.

 » Si je me réfère à que j’ai reçu un père guadeloupéen est celui ki ka poté mannèv, qui se reveille tôt pour aller bosser et pour nourrir les bouches a la maison. C’est celui qui voit plus loin et qui prépare l’avenir de ses enfants. Il va aussi se décarcasser car rien ne saura trop dur pour faire plaisir a ses enfants. Il faut qu’il soit un père, un mari, un ami, un confident,un tout a la fois comme on an pil fè…an poto mitan » Charlie, 45 ans. 

Ce n’est pas fini..

« Même s’il est souvent considéré comme un simple géniteur, il met du cœur pour se défaire de cette image qui lui colle à la peau comme une tare. Il est impliqué à l’école comme dans le sport, les loisirs comme la culture. Il n’a plus peur, même de parler d’histoire, quelque soit les conflits ou les erreurs, il est prêt à prendre sa part si toutefois on lui laisse sa place de père. » Claude, 38 ans. 

 » Les pères de Guadeloupe ont plusieurs faciès, bien que le mien était père, frère et ami. Mais en général, il y ceux qui ont koké et que c’était un accident puis qui reconnaissent l’enfant quand ils ont 20 ou 30 ans et ceux à qui on refuse tous les droits. Les papas d’aujourd’hui déjà ils sont plus de 60% en mode mono parentale et la plupart de ses papas de nos jours n’ont même plus le temps de s’occuper d’eux même «  Dan, 55 ans.

 » Il s’agit d’être un père qui aime son enfant et qui a envie de l’éduquer pour lui donner les armes de s’épanouir dans la future vie qu’il va mener. Être père en Guadeloupe, c’est lui transmettre que la nation Guadeloupe est au sommet de l’excellence et que son rôle est de s’inscrire auprès des vainqueurs afin de parfaire l’image et le reflet de son île sur le reste du globe. Pour cela il faut valoriser chaque petite action et lui montrer que le cumul permet l’atteinte de l’objectif. Être père Guadeloupéen, c’est consacrer toute son énergie, ses finances personnels à l’éveil de la conscience de son enfant aguerrir son esprit face aux nombreux tumultes de la sociétés engageant les dérives sociétaires compromettant l’atteinte de l’objectif. » Nicolas, 35 ans. 

Je reprends la main

Alors as-tu vu la richesse de ces témoignages ?! Nou sav sa yo ka pansé an fonn tchè a yo et c’est le plus important ! Bon, comme à l’accoutumée, je ne vais pas finir sans te donner en plus quelques bons plans en mode #businesslokal pour faire plaisir aux misié, vu la thématique.

Le premier est celui que j’ai été découvrir dernièrement avec mon acolyte Dyanaèl : Latilyé Demen aw. Grâce à Guy Daniel et son équipe, tu trouveras, entre autre, du textile peint à la main, des instruments de gwoka et des accessoires. D’ailleurs pour tout savoir, n’hésite pas à cliquer sur ce lien et crois-moi tu seras surpris !

Le deuxième est Fresh art qui t’aidera à parer Monsieur de bijoux artisanaux uniques en style et qualité. J’y ai vu des parures ki ka sézi-w telman yo bel.

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Sur ces mots, je te laisse exprimer ton avis en commentaire ici ou encore en privé sur ma page ce qui t’arrange. Tu peux aussi partager pour fè onpil moun vwè sa , ne gardes pas les pépites que pour toi !

A plita moun an mwen

La Blablatez